Aux sources de la pensée shi’ite

Cette étude examine le rôle joué par Yimàm Muhammad al-Bàqir (m.c. 120/737) dans le développement de la pensée islamique. L’emploi du terme « pensée » plutôt que « théo­logie » est justifié parce que, pendant la période ici concernée, la doctrine religieuse était au centre de la vie politique et intel­lectuelle de la communauté musulmane. Elle n’était pas encore devenue un domaine réservé aux théologiens. Dans un environnement où les discussions et les divergences au sein de la communauté étaient centrées sur la question de savoir qui était autorisé à gouverner, al-Bàqir élabora l’idée d’un imamat non politique.

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Informations sur le livre

Titre du livreAux sources de la pensée shi'ite
TraducteurMichel Boivin
Date de publication du livre2009
Nombre de pages204
Code libislam.frL0016
Date de publication de la pageavril 2018
Auteur :
Éditeur :

Information sur l'auteur :

Arzina R. Lalani

Description à venir.
Bientôt.

Information sur l'éditeur :

Éditions Cerf

Les Éditions du Cerf sont une maison d’édition française spécialisée dans les textes religieux, fondée en 1929, et gérée par l’ordre dominicain.

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ditions_du_Cerf

Description

Cette étude examine le rôle joué par Yimàm Muhammad al-Bàqir (m.c. 120/737) dans le développement de la pensée islamique. L’emploi du terme « pensée » plutôt que « théo­logie » est justifié parce que, pendant la période ici concernée, la doctrine religieuse était au centre de la vie politique et intel­lectuelle de la communauté musulmane. Elle n’était pas encore devenue un domaine réservé aux théologiens. Dans un environnement où les discussions et les divergences au sein de la communauté étaient centrées sur la question de savoir qui était autorisé à gouverner, al-Bàqir élabora l’idée d’un imamat non politique. Cette revendication était significative et opportune, dans la mesure où beaucoup en étaient arrivés à croire que l’élément déterminant de l’imàmat était la conquête d’un pouvoir qui était en fait le pouvoir politique. Al-Bàqir affirmait que l’institution de l’imàmat était héréditaire par nature et qu’elle ne dépendait pas du khurüj (proclamation) de l’imàm.

La force de l’école d’al-Bàqir était sa conviction que, avant sa mort, le Prophète avait expressément désigné et nommé ،Alï comme son successeur par nass. Cela signifiait que l’autorité de Yimàm ne dépendait pas de quelques électeurs humains que ce soit ou de la bay‘a du peuple. Le caractère héréditaire du nass était le point crucial de la doctrine mise en avant par al-Bàqir. Compte tenu du fait que plusieurs contestataires affirmaient qu’ils avaient reçu le nass d’un individu ou d’un autre, l’idée de l’hérédité du nass réduisait le nombre de ceux qui pouvaient revendiquer la direction de la communauté. En outre, comme al-Bàqir soutenait que Yimàm recevait un ‘ilm héréditaire par l’intermédiaire du nass, la « connaissance authentique » était réservée à Yimàm au sein de la famille du Prophète, non à chaque membre de cette famille, et encore moins à toute la communauté. Il pouvait donc proclamer que les traditions de la communauté dans son ensemble n’étaient pas valides en tant que sources de la loi. Seules les traditions de l’imam, ou les traditions du Prophète attestées par les imam, étaient reconnues. Cette attitude de l’école d’al-Bâqir envers la majorité de la première communauté formée par les compagnons du Prophète devait modifier le fondement légal des shfites dans les années à venir. La base de la loi et de la théologie shï’ites émergea de cette attitude et elle fut plus tard élaborée par le cercle constitué par al-Bàqir et ses adhérents. Il posa par conséquent la fondation d’une école séparée de jurisprudence – le madhhab ahl al-bayt – qui avait des positions spécifiques sur de nombreux points de fiqh. Il est intéressant de noter, quoi qu’il en soit, que l’établissement du madhhab ahl al-bayt n’est pas tant dû à la sphère de la doctrine qu’à celle de la pratique religieuse.

Ce livre a été une œuvre d’amour et de dévotion pour Lui qui m’a inspiré d’entreprendre cette étude. De nombreux amis, parents, collègues et « enseignants » participent à l’écriture d’un ouvrage de ce type. Je ne peux pas tous les nommer, mais au tout premier rang se trouvent mon directeur de thèse, Ian Howard, avec l’aide de qui la première version de ce travail fut réalisée; le professeur Wilferd Madelung, qui a été non seulement membre de mon jury mais qui a joué un rôle signifi­catif dans tous les sens du mot pendant la préparation de ce livre ؛ et Farhad Daftary, qui non seulement m’a invitée à proposer mon travail pour une publication, mais qui m’a aidée dans le défi qui consiste à transformer une thèse de doctorat en un livre. A tous je suis redevable d’une dette importante.Dans la mesure où ce travail a nécessité d’innombrables versions, j’ai reçu une aide intellectuelle et technique de différents collègues et associés, plus particulièrement à l’Instimte of Ismaili Studies (Londres). Je ne peux pas tous les nommer mais je voudrais signaler ma reconnaissance envers le directeur, le professeur Azim Nanji, le Bureau des gouverneurs ainsi que plusieurs chefs de départements, les personnels académique et administratif, et plus spécialement celui de la bibliothèque. L’aide apportée par l’équipe éditoriale du Département de recherche académique et des publications, particulièrement Kutub Kasam et Nadia Holmes, a été précieuse. Shafique Virani, un chercheur «visiteur» de l’université de Harvard, et Reza Shah-Kazemi, un collègue et chercheur associé à l’Institute, non seulement ont relu méticuleusement le manuscrit en entier, m’évitant de nombreuses erreurs, mais m’ont aussi apporté le soutien moral si nécessaire à un auteur lorsque son livre en arrive à l’étape finale.

A mes parents, à mon frère, ma sœur et à mes trois adorables enfants, tout ce que je peux dire est merci pour votre soutien indéfectible dans les moments de difficulté et de découra­gement. Je suis aussi profondément consciente du fait que j’ai été guidée par la main de Dieu.

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